Pour la première fois, l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, le Brésil, la Chine, l'Inde, et une demi-douzaine d’autres pays émergents ont été invités au sein du G20 à participer à la résolution de problèmes globaux. La crise mondiale a ainsi fait du G20 le principal forum de coopération économique internationale, en place du G7. Toute la mesure de ce changement dans la gouvernance mondiale n’a pas encore été prise.
Les 7 et les 13 sont venus à la table des discussions avec des priorités différentes. L’agenda du G20 s’est concentré sur celle des 7 : la régulation de la finance internationale. Les sujets typiquement G20 et qui intéressent les 13 au premier chef – commerce, déséquilibres mondiaux, réforme du FMI – ont été relégués au second plan. L’urgence des mesures à prendre pour endiguer la crise et pour renforcer la régulation financière n’explique pas tout. Faute d’avoir élaboré de véritables propositions sur leurs thèmes prioritaires, les pays émergents ont laissé l’initiative aux membres du G7.
Il faudra du temps pour que le G20 devienne autre chose qu’un G7 à vingt. |